La Bénalisation de la Présidence française.

Publié le par Oscar.Abdelaziz

Comme dirait Patrick Rambaud dans son rafraîchissant journal (Chronique du règne de Nicolas 1er) notre Agité Souverain n’a rien à envier au Sultan de Tunis, sur le plan des mœurs du moins.

 

Je m’étonne tous les jours du manque de réaction du peuple, il est vrai, anesthésié par une presse servile. On peut avoir écourté un monarque et ne jamais faire le deuil de cette disparition.

Nous avons affaire à un Président atypique, en rupture, qui tente de nous faire prendre l’agitation pour du mouvement, l’activisme pour de l’action. A se montrer partout, il n’est finalement efficace nulle part.

Heureusement cette tactique, qui a permis son élection en 2007, s’essouffle, à en devenir contre-productive.
La dégradation de son image est inéluctable, et le profil psychologique de ce président entretiendra cette dégradation.
Il aime tellement l’innovation politique qu’il sera le premier président à ne plus pouvoir prendre de bains de foule sans danger pour sa sécurité. C’est un signe.

 

Mais l’aspect le plus inquiétant de sa présidence est précisément l’idée qu’il se fait de celle-ci.

Ayant atteint ce qu’il considère être (comme le reste de la classe politique) le sommet du pouvoir, il exerce son autorité avec aplomb, sous couvert d’une fallacieuse transparence.

Finalement, il ne se sera jamais mué en Président de tous les Français, mais sera resté un chef de clan, manoeuvrant au grand jour au profit de sa famille, dans tous les sens du terme.

Préparer son rejeton à l’héritage dynastique dans les Hauts de Seine, nommant ici et là ses amis, légiférant pour les lobbyistes en tous genres.

L’épisode qui m’a, quant à moi, le plus choqué étant celui où le Président se signe religieusement lors d’une cérémonie officielle. La laïcité reste pour lui un concept inacessible

La liste des dérives autocratiques s’allonge chaque jour. Elle avait commencé par un triplement de son « salaire » après la seule vraie rupture que je luis reconnais (celle avec Cécilia).

 
Décidément, il n’est pas taillé pour ce costard. On s’en rend compte chaque jour un peu plus.

 

Parfois je rêve qu’un journaliste courageux (ce n’est pas un oxymore) s’intéresse à ce président en exercice et nous révèle aujourd’hui ce que nous apprendrons fatalement dans dix ans. Je rêve d’un Franz-Olivier Giesbert qui n’attendrait pas la fin de règne du président pour faire son travail.

 

Où l’on se dit qu’un président pareil, c’est une chance pour l’opposition…

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Publié dans Bloc note

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